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mardi, juillet 24, 2007

Les grands moments : le 24 mars 2002

C'était un magnifique dimanche de printemps, 29ème jour de notre épopée...

Après ce spaghetti fondateur du 23 février 2002, les trois familles ont visité (le 2 mars) un premier terrain à Céroux-Mousty : les ruines d'une ferme peu engageante. Une deuxième réunion, le 9 mars, pour se mettre d'accord sur une charte, essai de synthèse entre les textes produits par chacune des familles et exprimant leur vision de l'habitat groupé.

Dimanche 24 mars : rendez-vous à 14h chez Jacques et Anne France pour une visite cycliste des beaux coins d'Ottignies.

Et nous voilà descendus d'une traite jusqu'à la rue des Fusillés. Petite halte devant la prairie du poney, juste avant le viaduc de la rue du Blanc-Ry. Arrivés à la lisière du bois de Lauzelle, nous tournons à gauche. Objectif : jeter un oeil sur les prés au bout de l'impasse : magnifiques ! Nous décidons de faire les recherches sur ce terrain (à qui appartient-il ? serait-il constructible ? à vendre ?)

Nous tournons une fois encore à gauche et remontons le petit sentier. Nous abandonnons les vélos pour quelques minutes de balade à pied dans les sous-bois (et un petit pipi).

En ressortant de la rue, nous nous arrêtons une minute devant une immense prairie à moutons. Sarah dit : "si jamais cela marche avec la prairie du fond, ce serait un lieu idéal pour faire paître des animaux...".

La balade continue...

Vérification faite à l'urbanisme, les prés sont inconstructibles. Et ce n'est que cinq mois plus tard, fin août, en repensant à cette balade en vélo, que Bruno et Sarah effectueront les recherches sur la prairie du Bois del Terre qui mèneront à son achat... et au chantier d'aujourd'hui.

Photo prise en septembre 2003 (du coin en bas à gauche vers le coin en haut à droite), au tout début des négociations.

samedi, juillet 21, 2007

Les grands moments : le 14 janvier 2005

C'était le 1056ème soir, la 79ème réunion plénière de notre brève histoire.

Le vrai plat de résistance de la soirée, c'était le débat sur les compensations, déjà évoquées par Yves ici. Un morceau d'anthologie, digne de la négociation du Traité de Saint-Germain (1570 - entre La surprise de Meaux de 1567 et le masssacre de la Saint-Barthélémy de 1572).

Kesako ? Dans la foulée du débat sur l'implantation (également raconté par Yves ici), et puis de la répartition (encore un grand moment... bientôt sur le site !), le groupe s'est peu à peu rendu compte que toutes les parcelles ne s'équivalaient pas entre elles.

Dans un premier temps, il a été fait appel à l'expertise de plusieurs agents immobiliers classiques à qui il a été demandé de "classer" les six futures parcelles non bâties entre elles, selon leurs propres critères (en gros, en cas de vente dans ce type de lotissement, quelles seraient les plus vite vendues).

Dans un second temps, on a demandé à un géomètre-expert, agent immobilier ET résident d'un habitat groupé, M. Thierry Oldenhove, de réaliser un tableau croisé entre dix paramètres et les six parcelles. A l'intersection, un indice entre -10 (très défavorable) et + 10 (très favorable). Le tout ramené à l'indice 100.

Les paramètres : le bruit, l'orientation, la proximité par rapport au pavillon et au parking, l'ombre, la vue, la situation dominante, le fait d'être double mitoyen, la facilité de chauffage, le chèreté de construction induite par la parcelle, la déclivité.

Au final, nous avions deux parcelles en classe A (>109), deux en classe B (97,5) et deux en classe C (95). Lors d'une réunion antérieure, nous avions déjà décidé que la compensation ne se jouait que sur la taille, toute parcelle devait au moins compter 3 ares et que l'écart maximal entre deux parcelles ne pouvait être que de 50% (de 3 à 4,5 ares). De même, il avait déjà été convenu que l'aile Nord pouvait avoir une partie des jardins à l'avant de leur maison.

En conséquence de quoi, la classe A recevait 3 ares, la B : 3,75 ares et la C : 4,50 ares. Le tout, maison compris.

Cette décision allait tenir bon jusqu'au 1513ème jour quand, à la 121ème réunion plénière, la classe A est passée de 3 à 3,25 ares pour leur permettre d'englober les petits bouts de terrain entre la façade et l'ellipse (le commun n'allait quand même pas tondre et planter sous leurs fenêtres !).


vendredi, mai 11, 2007

Une pierre chargée d'histoires

Elle est arrivée au Bois del Terre très précisément le 1er novembre 2003. Une belle pierre d'Ardenne. Plus ou moins deux tonnes. A l'époque, la prairie était rase et tout de suite elle a structuré le regard que l'on pouvait avoir sur cet espace un peu encaissé entre le Bois de Lauzelle et la crête qui nous protège de la Nationale 238.

Dans une vie antérieure, elle trônait sur la colline d'accès du camping club de Genval, posée là à l'occasion de leur 20ème anniversaire. Après des années de luttes contre les projets immobiliers, ce superbe terrain de 6 hectares a finalement été racheté pour en faire un lotissement. Le tout dernier jour d'ouverture, un dernier camion a pu l'emporter et lui offrir une nouvelle vie.

mardi, avril 24, 2007

Les grands moments - 21 & 22 avril 2006

Commencée à trois - les Maes, les Van Zeebroeck et les Vanden Eede - en mars 2002, élargie à deux familles supplémentaires (les Gosselain et les Verbeke) en février 2003 en vue de l'achat du terrain, l'aventure du Bois del terre a connu encore une embellie (l'arrivée de Judith Kessener en mai 2004), un trou d'air (le départ des Van Zeebroeck en mars 2005) et un regain, grâce à l'arrivée des Meaux en juin de cette même année 2005.

Remaniements, entrées et sorties qui ont connu leur heure de gloire notariale les 21 et 22 avril 2006. En deux temps, chez le notaire Jo Debijser à Aardoie.
Premier temps, le samedi, de 14 à 18h, pour finaliser l'acte de vente (organiser la sortie d'une famille et l'entrée de deux autres). Deuxième temps : finaliser et signer l'acte de base des six familles définitives, entre 18h.... et 2h du matin !

Aardoie, c'est loin... à force, c'est presque devenu un pélérinage. Mais cela valait le coup. Jo Debijser est devenu, petit à petit, un spécialiste des habitats groupés (le Luchtkasteel à Tournai, La Poste de 1000 Bruxelles...). Tout récemment, il s'est embarqué dans la constitution d'une Maison bruxelloise du Développement durable avec une douzaine d'associations et il n'a pas son pareil pour habiller de droit les fantaisies groupales les plus débridées.

Bref, nous voilà depuis lors, lourdé d'un Acte de base d'une soixantaine de pages, prêt à prendre la poussière comme tout brave contrat de mariage... en espérant ne jamais devoir le sortir de son formol.

La photo : champagne !
Manquent Julie et Judith

lundi, février 19, 2007

Depuis la fenêtre du pavillon commun

Par un matin pluvieux, voilà ce qu'on aperçoit depuis la grande fenêtre de la salle commune :

Cette vue, elle n'est pas arrivée par hasard : le lien entre cette salle et l'ensemble des habitations a fait l'objet de nombreuses réunions. Petit retour en arrière.

La 'salle commune' ou 'maison commune' ou 'pavillon commun' a toujours été en évidence dans notre projet. Dès le départ, elle s'est imposée comme une pièce incontournable de l'habitat groupé. Même si ses fonctions ont été précisées, affinées, revues et complétées de nombreuses fois, cette salle indépendante de nos maisons a toujours été à la fois une extension de nos pièces de vie familiales et également un lieu ouvert sur l'extérieur. C'est donc tout à la fois une grande salle pour pouvoir y manger tous ensemble, pouvoir y organiser l'anniversaire du petit dernier avec tous ses cousin(e)s mais aussi une salle où accueillir par exemple les promeneurs du week-end autour d'une boisson fraîche.

Après avoir choisi l'architecte, il nous aura fallu environ 6 mois pour savoir où allaient se situer chacune des six maisons et la salle commune. De nombreux critères sont intervenus et une méthode qui nous aide à tenir compte de ces différents critères, tout en permettant à chacun d'y trouver sa place.

Comment arriver à un résultat final harmonieux où les espaces tant collectifs que privés sont préservés? Nous avons par exemple travaillé d'abord sur l'implantation des maisons sur le terrain et c'est seulement par après que les familles ont exprimé des choix pour différentes maisons.

Voici par exemple, quelques schémas imaginés : chaque famille était arrivée à la réunion avec ses idées, ses dessins. Nous avons alors déplacé des blocs pour les maisons familiales et la maison commune pour essayer de mieux se représenter chaque proposition, ses avantages et inconvénients. Tout ça sur un plan à grande échelle du terrain avec ses courbes de niveau ! Par la suite, l'architecte nous a présenté un projet en 3D, avec tout un travail sur les ombrages aux différentes heures et périodes de l'année. Car bien sûr, l'aspect bioclimatique avait toute son importance à ce stade du projet !
PS : D1 D2 D3, c'étaient les schémas "embrassade sud" ! Joli non !? Yv.

vendredi, février 09, 2007

Enfin, les faces cachées du chantier...

On vous les avait promises. Les voici ces faces cachées du Bois del Terre.
Sur ce blog, on n'en a dit mot. Ni montré photo.
Vous vous doutez qu'elles existent.
Mais vous ne les avez jamais vues.
Et pourtant, souvent on vous a fait voyager de l'aile nord à l'aile sud.
Et retour du sud au nord, en passant par la maison commune.
Mais jamais on n'a vu, jamais on ne verra, la famille tortue courir après les rats. La maman tortue, et le papa tortue, et les enfants tortue, iront toujours, au pas.
Mais je m'égare peut-être. Ici, vous les verrez ces faces cachées :
  • la face sud du côté sud
  • et la face nord du côté nord.

Voici, en d'autres mots, Bois del Terre côté jardins !
Bon ça s'est une version ... disons un peu tordue dudit projet. Je laisse à chacun le loisir d'interpréter à sa façon quelle est l'origine de ces visions ...
Voici le tour des jardins, tout d'abord l'aile sud reconstituée :



Et maintenant, l'aile nord côté jardins :







Et pour lever un autre coin du voile sur les jardins, il faut jeter un oeil sur un dessin d'implantation : observez les petites parcelles devant les maisons de l'aile nord : il s'agit de jardinets "supplémentaires" convenus collectivement suite à un processus de compensations.
Pour terminer, un extrait de courrier transmis au géomètre aux fins de faire correspondre son tracé aux desiderata du groupe (véridique) : Descendre la ligne Ouest (A – B) (déjà énoncé en 123). Couper plus court l’axe sud-est (A – C). Déplacer l’axe Ouest-Est (C-D) vers le Sud en fonction des 325m² disponibles. Félicitations au géomètre...
Yves à la rédac'